Cizeron et Fournier Beaudry triomphent en Finlande et critiquent ouvertement un arbitre américain pour ses décisions controversées
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Cizeron et Fournier Beaudry triomphent en Finlande et critiquent ouvertement un arbitre américain pour ses décisions controversées

Annabelle Chesnu

Lors du Grand Prix de Finlande disputé samedi à Helsinki, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont remporté la victoire en danse sur glace. Cette seconde victoire de la saison, après leur triomphe en France, les qualifie pour la finale du Grand Prix prévue en décembre au Japon. Leur interprétation sur la musique du film The Whale a captivé les spectateurs pendant quatre minutes d’une virtuosité remarquable et d’une émotion palpable.

Malgré ce succès, le couple français remet en question le jugement reçu. Entre leur passage à Angers et celui d’Helsinki, malgré une progression évidente en fluidité, en puissance et en expression logique pour un partenariat débutant en janvier, les notes ont chuté de manière spectaculaire. Le programme libre a perdu près de neuf points, passant de 133,02 à 124,29. Cette baisse injustifiée des scores inquiète les athlètes.

Guillaume Cizeron n’a pas caché son irritation à l’issue de leur performance. Il a déclaré que les pénalités appliquées, notamment dans les niveaux de certains éléments, provenaient du panel technique dirigé par Shawn Resttatt, contrôleur technique américain et président de la commission de danse sur glace de l’ISU. Les Français visent précisément ce responsable du jugement. Le duo explique qu’il s’attendait à cette situation, affirmant connaître les méthodes de l’officiel américain.

Shawn Resttatt a présenté ses explications, énumérant des défauts techniques détectés dans la séquence de pas chorégraphiques, jugée défaillante. Il mentionne également un porté considéré comme trop long, les twizzles de Laurence Fournier Beaudry insuffisamment exécutées, et les pas évalués au niveau 1. Selon lui, chaque erreur technique entraîne une limitation des points de qualité d’exécution. Ses justifications restent contestées par l’équipe française.

Le personnel du couple français conteste ces évaluations après analyse vidéo du programme. Selon eux, la série de pas aurait dû recevoir au minimum une évaluation de niveau 3, tandis que le défaut allégué dans la chorégraphie séquentielle n’existe simplement pas. Les erreurs détectées par le panel technique semblent inexistantes aux yeux des concernés. Laurence Fournier Beaudry affirme qu’il existe une déconnexion totale entre les différentes sphères du patinage artistique.

Cette situation reflète un malaise plus large parmi les patineurs, les entraîneurs et les chorégraphes, qui perçoivent le panel technique comme erratique et ses sanctions comme du mépris envers leur travail. Un sentiment de frustration généralisée se propage dans la communauté patinante. Laurence Fournier Beaudry souligne l’importance que les responsables écoutent les athlètes afin que chacun continue de progresser et que le public conserve son intérêt pour le sport.

Après vingt ans de modifications du système de notation destinées à améliorer la clarté et l’équité, le pouvoir discrétionnaire du panel technique reproduit les travers anciens de la discipline. Shawn Resttatt se dit ouvert aux discussions directes, mais les athlètes expriment leur inquiétude quant à la pertinence d’un tel système décisionnel. L’ISU devrait examiner sérieusement le fonctionnement de ce panel technique.

Cizeron adopte une perspective constructive en refusant de se baser sur ces scores pour structurer la suite de sa préparation. Il vise l’excellence irréprochable dans les prochaines compétitions. Lorsqu’on lui signale que Resttatt ne sera pas présent aux Jeux Olympiques, le champion olympique note que ce dernier occupe néanmoins un rôle crucial en tant que président de la commission, un poste qui mériterait selon lui des compétences plus affirmées.

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