La ligue WNBA face aux critiques acerbes du syndicat des joueuses concernant son offre salariale jugée insuffisante

La saison WNBA 2026 reste incertaine alors que les négociations contractuelles entre les joueuses et la ligue s’enlisent. La convention collective actuelle a expiré et aucun accord n’a été trouvé pour le moment. Napheesa Collier, vice-présidente du syndicat des joueuses, avait déjà critiqué la direction de la ligue après la fin de saison du Minnesota.
La WNBA a présenté une nouvelle proposition salariale deux mois après ces critiques. Le salaire minimum augmenterait de 66 079 à 220 000 dollars et le salaire maximum passerait de 249 244 à 1,1 million de dollars. Ces augmentations représentent un quadruplement des salaires avec une moyenne autour de 460 000 dollars.
Le syndicat a immédiatement rejeté cette offre malgré les hausses proposées. Les joueuses profitent de l’intérêt croissant pour la WNBA, alimenté par l’arrivée de stars comme Caitlin Clark et Paige Bueckers. Elles demandent un système identique à celui de la NBA où les salaires correspondent à un pourcentage des revenus globaux.
Dans un communiqué adressé à ESPN, le syndicat a vivement critiqué la proposition. Le syndicat la qualifie de «du rouge à lèvres sur un cochon», soulignant qu’elle perpétue un système non lié aux revenus réels de la ligue et dévalue intentionnellement les joueuses.
Les négociations devaient se conclure le 31 octobre mais les deux parties ont prolongé les discussions jusqu’à fin novembre. Un lock-out menace si aucun accord n’est atteint avant le début de la saison prochaine, créant une situation critique pour la ligue et ses joueuses.



