L'agrandissement du Stadium s'impose comme enjeu électoral majeur à Toulouse, troisième ville française aux ambitions sportives considérables
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L’agrandissement du Stadium s’impose comme enjeu électoral majeur à Toulouse, troisième ville française aux ambitions sportives considérables

Rob Laurens

Le projet d’agrandissement du Stadium de Toulouse, mis en attente lors des changements de gouvernance au club cet été, refait surface avec l’approche des élections municipales de mars 2026. L’enceinte actuelle, dotée de 33 150 places, reste depuis des années dans les tiroirs de la direction. La reprise du centre de performance, financée à hauteur de 18 millions d’euros par l’actionnaire américain RedBird Capital Partners, constituait jusqu’à présent la priorité absolue.

La campagne électorale a accéléré les débats sur cette infrastructure. Jean-Luc Moudenc, maire sortant de Toulouse, a rencontré le président du TFC Olivier Cloarec en novembre pour discuter concrètement du dossier. Lors de cet échange jugé constructif, ils ont reconnu une contradiction flagrante : Toulouse, devenant la troisième ville de France, possède un stade classé au 13e rang national. Moudenc s’est engagé à passer du discours à l’action et à faciliter ce projet.

Plusieurs candidats aux élections soutiennent cette initiative, notamment Régis Godec des Écologistes et François Briançon du Parti socialiste. L’enceinte inaugurée en 1949 n’a connu que deux grandes rénovations depuis, lors de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2016. Toulouse n’a pas saisi l’occasion du Mondial de rugby 2023 pour entreprendre des travaux d’envergure.

Le projet nécessite un partenariat impliquant le TFC, le Stade Toulousain et un opérateur culturel. Moudenc insiste sur l’importance de ce dernier pour développer les spectacles et créer des usages nouveaux. Bleu Citron, société productrice basée à Toulouse et organisatrice du Rose Festival, figure parmi les candidats potentiels. Cette entreprise, qui a orchestré les concerts de Bigflo & Oli au Stadium, possède l’expertise requise.

La capacité envisagée de 43 000 places résulte d’un travail collectif des deux clubs au printemps dernier. Samuel Capus, directeur général de Bleu Citron, note que cette jauge conviendrait pour accueillir des artistes français, mais qu’atteindre 50 000 à 60 000 places s’avérerait nécessaire pour les grandes tournées internationales comme à Marseille ou Lyon.

Le coût global de ce projet est évalué à 60 millions d’euros, légèrement supérieur aux 52 à 55 millions déployés en 2016 pour les rénovations précédentes. Face aux réductions budgétaires de l’État dans le domaine sportif, Toulouse devra mobiliser diverses sources de financement. Un contrat de naming est étudié pour compléter le financement. Moudenc s’est toujours déclaré favorable à cette approche.

Moudenc exclut catégoriquement que le TFC devienne propriétaire du stade. Le club, qui verse actuellement 1,6 million d’euros annuels de loyer à la Métropole, n’a pas souhaité communiquer davantage sur ses intentions. Une réunion technique est programmée avant la fin de l’année pour poursuivre les discussions sur ce dossier stratégique pour la région.

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