L'absence de contrat pour 2026 plonge Clément Venturini, champion de la Coupe de France et pourvoyeur de points UCI, dans l'incertitude face à une possible retraite
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L’absence de contrat pour 2026 plonge Clément Venturini, champion de la Coupe de France et pourvoyeur de points UCI, dans l’incertitude face à une possible retraite

Esteban Ortega

Clément Venturini, vainqueur de la Coupe de France 2025, traverse une période d’incertitude professionnelle majeure. À 32 ans et sans contrat pour 2026, le cycliste lyonnais cumule douze saisons de carrière mais ignore s’il poursuivra sa trajectoire sportive. La disparition de son équipe Arkéa-B & B Hotels et un contexte économique morose du cyclisme professionnel l’ont plongé dans cette situation délicate.

Son quotidien a radicalement changé depuis octobre. Dépourvu de programme d’entraînement spécifique et de contraintes compétitives, Venturini pratique le cyclisme selon ses envies personnelles. Il jouit d’une liberté inédite, profitant du temps avec sa famille, accompagnant sa femme lors de son marathon sans crainte de se blesser. Cette pause forcée lui permet de se régénérer mentalement, loin des exigences habituelles d’une préparation hivernale.

Les discussions contractuelles demeurent actives mais progressent lentement. Quelques pistes maigres subsistent, selon son agent qui poursuit les négociations. Le coureur refuse de baisser les bras prématurément, préférant explorer toutes les possibilités avant d’accepter son sort. L’absence d’accord déçoit profondément un athlète qui n’avait jamais envisagé cette impasse professionnelle à ce stade de sa carrière.

L’attente pèse psychologiquement sur Venturini. Il contemple l’hypothèse inimaginable de la retraite prématurée, bien qu’il possède encore l’énergie requise pour concourir. La saison hivernale grise amplifie son malaise émotionnel. Incompris par son entourage qui perçoit ses performances récentes comme solides, il préfère conserver une vigilance lucide pour amortir une éventuelle chute décisive. Le Tour de Vendée représenterait une conclusion indigeste après des années de dévouement sportif.

Les obstacles à un nouvel engagement varient. Certaines équipes disposent déjà de profils similaires au sien. D’autres privilégient le rajeunissement et récusent ses 32 ans. Des coureurs moins productifs en points UCI mais plus jeunes attirent davantage les managers. Les considérations financières restreignent aussi les petites structures. Venturini refuse de dévaluer son ambition, réclamant simplement un contrat conforme à son implication et ses performances, sans atteindre le ratio de ses 707 points UCI annuels.

La perspective de descendre d’échelon ne le séduit absolument pas. Il rejette les équipes de niveau inférieur catégoriquement. Après douze années dans des structures prestigieuses, Venturini ne conçoit pas sa continuation sans respect de ses exigences professionnelles. Réduire ses aspirations lui paraît incompatible avec son caractère naturellement exigeant et sa fierté sportive, même face au risque de cessation d’activité.

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