Chez les Bleues, cinq mois après le désastre estival à l’Euro, pratiquement aucun changement n’est intervenu avant cette nouvelle confrontation
En Espagne, près de Gibraltar, l’équipe de France féminine de basket poursuit sa préparation dans l’anonymat. Cinq mois après l’échec à l’Euro grec, le groupe réduit affronte l’Italie et l’Espagne lors de matches amicaux diffusés uniquement sur YouTube. Cette sélection secondaire compte seulement huit joueuses du tournoi estival précédent, complétée par des jeunes talents découvrant le haut niveau.
Le fiasco athénien avait révélé des problèmes structurels profonds. Un encadrement technique insuffisant, des joueurs bénéficiant d’exceptions pour certaines compétitions majeures, et une communication défaillante entre le sélectionneur Jean-Aimé Toupane et ses athlètes constituaient les principaux enjeux critiqués. La connaissance limitée du basket féminin par le technicien alimentait également les débats.
La direction de la fédération a rapidement tranché la question du changement d’entraîneur. Jean-Pierre Hunckler a confirmé Toupane en septembre, rejetant les suggestions de remplacement. Le directeur technique national Alain Contensoux affirmait n’avoir détecté aucune réserve majeure lors des débriefings post-tournoi.
Une modification notable a néanmoins émergé des discussions internes. Toupane concentre désormais ses efforts exclusivement sur l’équipe nationale, abandonnant ses responsabilités au pôle France. Il s’engage à voyager davantage auprès de ses joueuses pendant la saison régulière, reconnaissant l’importance de cette présence rapprochée pour améliorer les relations et identifier les forces positives.
La réunion du meilleur effectif pour le printemps reste incertaine, notamment en raison des calendriers des ligues nord-américaines. Plusieurs joueuses clés restent indisponibles actuellement. Contensoux précise que des décisions supplémentaires interviendront ultérieurement, privilégiant d’abord l’amélioration des conditions du sélectionneur avant d’aborder d’autres ajustements structurels.
Ces deux rencontres ibériques contre les équipes qui ont éliminé les Bleues représentent une opportunité de rédemption. Toupane y voit un excellent moyen de surmonter rapidement la déception grecque. Bien que discrets, ces matches constituent un premier pas vers la reconstruction d’un projet fragilisé par des performances insuffisantes.



