Grenoble s’incline face à Frölunda en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions

Dans une ambiance électrique à la patinoire Polesud, les Brûleurs de Loups ont défié, mardi soir, l’une des institutions majeures du hockey européen. Malgré un engagement remarquable et une capacité de résistance admirable durant quarante minutes, Grenoble s’est finalement incliné face à la puissance suédoise de Frölunda, quadruple champion en Ligue des champions.
Pour leur toute première participation à ce stade de la compétition, les Grenoblois étaient attendus au tournant par leur public. Face au collectif expérimenté de Göteborg, ils ont opposé une combativité qui a porté l’espoir jusqu’aux ultimes minutes, avant de céder sous la pression physique imposée par l’ogre scandinave. Les ambitions grenobloises restent entières malgré ce revers.
Ce rendez-vous historique marquait un jalon pour le hockey sur glace français. Si l’issue de la rencontre – 1-3 – souligne l’écart qui sépare encore Grenoble de l’élite continentale, elle éclaire aussi les marges de progression et la capacité des Brûleurs de Loups à rivaliser sur séquences face à la référence qu’est Frölunda, couronné quatre fois en 2016, 2017, 2019 et 2020.
Une première période tendue, domination suédoise et arbitrages vidéo décisifs
D’emblée, les débats furent animés. Après l’annulation d’un premier but suédois, Frölunda s’est appuyé sur sa supériorité numérique pour ouvrir le score dès la 9e minute, grâce à Jakob Peterson. Grenoble est passé près de la correction quand Jere Innala a manqué son penalty, gardant ainsi une courte défaite à l’issue du premier tiers. Le suspense restait entier grâce à l’abnégation défensive des locaux.
Le deuxième acte a failli basculer sur une situation confuse. Les supporters grenoblois ont cru à une égalisation signée Alexandre Mallet, mais l’arbitrage vidéo, sollicité après contestation de Frölunda, a finalement sanctionné l’action pour une faute sur le portier suédois. Cet épisode a souligné l’intensité physique et la tension tactique dans ce duel de haut niveau.
La persévérance des Isérois a néanmoins été récompensée en fin de deuxième tiers-temps : Aurélien Dair a concrétisé une passe magistrale de Mathias Bachelet pour remettre les compteurs à zéro. Cette fois, l’arbitre a validé l’égalisation – malgré une nouvelle réclamation côté suédois. Dans ce contexte, le gardien slovène Matija Pintaric s’est distingué par un total de neuf arrêts, suscitant les clameurs du public local.
Grenoble en difficulté dans le dernier tiers face à la supériorité physique suédoise
C’est au retour des vestiaires que les Grenoblois ont montré leurs limites. Frölunda a haussé le ton physiquement et a repris l’avantage sur une réalisation d’Isac Heens. La tension restait palpable : Pintaric s’est illustré par arrêt décisif devant Max Friberg, évitant le break à ce moment crucial.
Les occasions n’ont pas manqué pour Grenoble, qui a trouvé sur sa route un Tobias Normann parfaitement attentif à la tentative de Sacha Treille. Ce moment de bascule s’est payé cash : à quelques minutes du terme, Linus Weissbach crucifiait les espoirs locaux en portant le score à 3-1 pour les visiteurs.
Un défi colossal attendu pour le match retour en Suède
Dans une fin de partie dominée par la fraîcheur et l’expérience nordiques, le différentiel physique et la maîtrise des grands rendez-vous se sont avérés déterminants. Grenoble, en laissant des espaces et en subissant la pression adverse, a compromis ses chances avant la manche retour, prévue dans une semaine sur la glace suédoise. Les Isérois devront réaliser un authentique exploit pour renverser la tendance.



