Francesco Tabellini estime que l’état d’esprit du Paris n’a pas suffi face au Panathinaïkos

Engagé dans une confrontation déterminante face au Panathinaïkos, le Paris Basketball s’est heurter à nouveau à une issue défavorable lors de la dixième journée d’Euroligue, s’inclinant 95-101 à l’Accor Arena. Malgré une combativité évidente jusqu’aux derniers instants, l’équipe parisienne concède ainsi sa quatrième défaite consécutive sur la scène européenne.
L’entraîneur Francesco Tabellini a exprimé, au sortir de la rencontre, un mélange de frustration et de lucidité : « C’est difficile pour nous, c’est un match que nous n’avons pas réussi à bien finir. On s’est battus en deuxième mi-temps pour revenir, on a montré du mental, mais ce n’était pas suffisant à la fin. » La formation parisienne, qui avait su recoller au score après la pause, n’a pu tenir tête dans le « money time ». Ce manque de constance, Tabellini le juge décisif dans l’analyse de la performance collective.
Selon le technicien italien, la réussite offensive s’est estompée dans les moments cruciaux et l’adresse a fait défaut : « Ils ont bien exécuté leur jeu et on a manqué nos tirs. Il faut qu’on trouve les solutions quand on fait un run pour garder de la constance et au lieu d’avoir quatre points d’avance, de creuser l’écart jusqu’à 10. » Cette incapacité à maintenir l’intensité et à transformer les séquences favorables en avantages décisifs résume, à ses yeux, l’écart qui sépare Paris de l’élite du continent.
Cohésion, mental et construction du collectif au Paris Basketball
Tabellini identifie aussi la dimension psychologique et stratégique comme leviers d’amélioration : « On trouve des solutions pour rester compétitif mais si nous voulons avoir du succès à ce niveau-là, que beaucoup d’entre nous découvrent, il faut rester plus consistant et jouer plus souvent avec ce sentiment d’urgence qu’on a vu en début de deuxième mi-temps. Cela donnera des matches complètement différents. J’espère qu’on pourra y arriver au plus vite. »
Interrogé sur la prestation du meneur adverse, T.J. Shorts, le coach parisien livre une analyse précise de ses impacts dans le dernier quart-temps, soulignant : « A la fin, malheureusement pour nous, il ressemblait au T.J. Shorts de Paris, il a mis des gros tirs, pris les bonnes décisions, à la fois pour lui et ses coéquipiers. Je ne suis pas surpris, mais on aurait pu le défendre un peu mieux, on peut toujours affecter ses actions, mais je ne veux pas trop parler de T.J., c’est un grand joueur, tout simplement. » Son adresse et sa gestion du tempo au moment clé ont clairement déséquilibré les options parisiennes en défense.
Analyse tactique : stratégie offensive et profils décisifs du Panathinaïkos
En face, Ergin Ataman, entraîneur du Panathinaïkos, a salué la performance collective de ses joueurs : « Offensivement, c’était un match très agressif. On a bien partagé le ballon, on a trouvé des bonnes solutions à chaque fois avec 27 passes décisives. » Il admet cependant quelques lacunes défensives face à l’intensité et la précocité des attaques parisiennes, qui ont su bousculer le dispositif grec par séquences.
La satisfaction de l’entraîneur turc réside également dans l’intégration rapide et déterminante du nouveau venu Kenneth Faried, auteur de 17 points et 10 rebonds. « Mais on a trouvé un moyen de gagner. Une excellente nouvelle c’est que notre nouveau joueur – Kenneth Faried (17 points, 10 rebonds) – a déjà amené une énorme contribution sur ses premières minutes. »
Euroligue : détermination, marges de progression et constats des entraîneurs
Si le Paris Basketball a de nouveau manqué l’occasion d’inverser la tendance, la rencontre met en lumière tout le défi de l’adaptation au plus haut niveau européen. La quête de constance, la dimension mentale et la maîtrise du tempo dans les moments clés apparaissent comme autant d’axes de progression, tant sur le plan collectif qu’individuel, pour un effectif encore en phase d’apprentissage.



