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Cinq informations essentielles sur Austin Reaves, pilier des Los Angeles Lakers

LSDA

À la faveur d’un tir décisif au buzzer contre Minnesota, Austin Reaves s’est une nouvelle fois illustré en tant que soutien essentiel des Los Angeles Lakers. Trois jours plus tôt, il avait déjà marqué les esprits avec une performance à 51 points. L’absence de figures majeures telles que LeBron James ou Luka Doncic a permis de mettre en lumière l’impact du jeune meneur-arrière, dont le parcours atypique intrigue les observateurs avertis.

Peu de spécialistes se souviennent que Reaves n’a pas été sélectionné lors de la draft 2021. Pourtant, les Detroit Pistons avaient envisagé de le choisir au second tour. Selon ses propres confidences lors d’un podcast en 2023, son entourage a préféré décliner l’opportunité, estimant qu’« afin de (le) placer dans un meilleur environnement », il valait mieux attendre une autre occasion. Ce choix audacieux s’est avéré payant, puisque les Lakers lui ont rapidement offert un contrat garanti, après une première signature en « two-way contract ».

Draft NBA 2021 : choix stratégique et ascension chez les Lakers

Les Pistons, qui avaient finalement opté pour Isaiah Livers, peuvent aujourd’hui regretter ce choix. Depuis son arrivée à Los Angeles, Reaves n’a cessé de prouver sa valeur. Sa progression rapide et son influence sur le jeu des Lakers témoignent d’une intelligence de carrière rare chez un joueur non drafté. Son intégration rapide dans la rotation californienne a surpris plus d’un analyste.

Un autre aspect marquant de la personnalité de Reaves réside dans son fameux bandeau blanc, devenu emblématique. L’accessoire, adopté en décembre 2024 alors qu’il souffrait d’une blessure au bassin, avait pour but de remonter le moral de l’équipe durant une série difficile. « Je me souviens, au moment du retour (d’une petite période de repos), tout le monde était dans le brouillard, » expliquait-il à ESPN. « Tant pis, je vais mettre un bandeau et on va voir si ça fait sourire les gars. »

Leadership et identité : le bandeau blanc, symbole d’un état d’esprit collectif

L’effet fut immédiat. Jarred Vanderbilt se souvient : « Ça a détendu l’atmosphère un peu. Ça lui ressemble. C’est un bon gars, un bon coéquipier. Toujours positif et à essayer d’illuminer et apporter de la joie à notre équipe. » Reaves lui-même confiait : « Les gars m’ont regardé comme si j’étais fou et se sont mis à rire. Je me suis dit : ‘Au moins j’ai atteint mon objectif’. » Ce geste illustre la capacité de Reaves à fédérer et à insuffler une dynamique positive.

Sur la scène internationale, Reaves aurait pu porter les couleurs de l’Allemagne, profitant d’un passeport hérité de sa grand-mère. Il avait donné son accord pour participer à la Coupe du monde 2023 avec la Mannschaft, déclarant au quotidien Bild : « je suis prêt ». Mais un appel de Grant Hill, manager général de Team USA, a changé la donne. Reaves a finalement choisi de représenter les États-Unis, qui termineront quatrièmes aux Philippines. Il n’a cependant pas été retenu pour les Jeux Olympiques de Paris.

Parcours international : entre Team USA et opportunité allemande

Sur le plan statistique, Reaves affiche déjà trois triple-doubles en NBA. Dès sa première saison, il s’est illustré lors du dernier match de la saison régulière contre Denver, cumulant 31 points, 16 rebonds et 10 passes. En 2023-2024, il a récidivé face à Milwaukee (29 points, 14 rebonds, 10 passes) puis contre Golden State (26 points, 10 rebonds, 10 passes). Sa performance à 51 points contre Sacramento marque un nouveau sommet, surpassant son précédent record de 45 unités établi contre Indiana.

Issu d’une lignée de basketteurs, Austin Reaves a grandi dans une famille où le ballon orange était omniprésent. Sa mère, Nicole Wilkett, ancienne joueuse d’Arkansas State, affichait 21,3 points de moyenne lors de sa dernière saison universitaire. Son père, Brian Reaves, a également porté les couleurs de la même université. Le goût du défi familial a forgé le mental du joueur, comme en témoignent les concours de tirs où sa mère ne manquait pas de chambrer ses fils après chaque victoire.

Origines et héritage familial : la culture du basket dès l’enfance

Pourtant, c’est dans une ferme que les frères Reaves ont grandi, loin des parquets professionnels. Le choix était simple, selon le témoignage de sa mère dans le LA Times : « Soit tu vas au gymnase, soit tu bosses à la ferme. » Austin a choisi la première option, pour le plus grand bonheur des amateurs de basket et des fans des Lakers.

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