Football : pourquoi le club de Dunkerque s’est-il séparé de son entraîneur Gonçalo Feio trois semaines après son arrivée ?

Il y a quelques semaines, l’USL Dunkerque brillait en Ligue 2, occupant une place inattendue au classement et atteignant les demi-finales de la Coupe de France contre le PSG. Mais l’arrivée de Gonçalo Feio à la tête de l’équipe a bouleversé la dynamique du club.
Recruté pour succéder à Luis Castro, parti entraîner le FC Nantes, Gonçalo Feio n’aura finalement pas dirigé la moindre rencontre officielle avec Dunkerque. Sa collaboration n’aura duré que trois semaines, un cas rare dans le football professionnel français.
Rapidement, le climat s’est dégradé au sein du groupe. Selon un témoin anonyme, « Rapidement, il y a eu une forme de chape de plomb autour des séances, un climat hyper négatif. Les joueurs s’entraînaient avec la peur au ventre. » La tension était palpable dès les premiers entraînements.
Le technicien portugais aurait critiqué ouvertement l’organisation du club, allant jusqu’à lancer à ses collaborateurs : « On dirait une équipe d’amateurs. » Ce genre de remarques répétées a contribué à détériorer l’ambiance et à isoler le nouvel entraîneur du reste du staff et des joueurs.
Samedi, après un nouvel accès de colère lors d’un match amical perdu contre Boulogne-sur-Mer, la rupture est devenue inévitable. Le club et Feio ont mis fin à leur collaboration « d’un commun accord », avant même le début de la saison.
Demba Ba, coprésident du club, explique : « Nous avions étudié avec précision la personnalité de Gonçalo et nous savions que c’était quelqu’un de passionné, de sanguin. Il y avait un risque dont nous étions conscients. Mais dans nos échanges, nous avions été très clairs sur des notions essentielles d’unité et d’humilité. Avec un pacte moral qu’il avait accepté. J’ai voulu croire en lui. Cela m’a donné tort mais je ne veux pas condamner un homme. Chacun a ses traumas. »
Le passage de Feio à Dunkerque fait écho à ses précédents incidents, notamment en Pologne, où il avait été mis en examen pour des faits de violence à l’encontre du président de Motor Lublin. Désormais, Dunkerque s’oriente vers un profil plus apaisé pour son prochain entraîneur, dont le nom devrait être annoncé sous peu.



