Le projet olympique des Alpes 2030 sera présenté par Edgar Grospiron devant le CIO malgré les obstacles

Edgar Grospiron, à la tête du projet Alpes 2030, se présente cette semaine devant les membres du Comité international olympique réunis à Milan. Sa mission consiste à défendre sa vision des Jeux en dépit des turbulences internes qui secouent l’organisation depuis plusieurs semaines. Le champion olympique 1992 des bosses s’appuiera sur son directeur général Cyril Linette pour porter ce projet ambitieux devant l’assemblée internationale.
Le contexte organisationnel s’avère complexe avec le départ du président du comité des rémunérations Bertrand Méheut, ainsi que deux démissions de directeurs exécutifs en décembre et janvier. Ces mouvements ont provoqué une mise au point sérieuse lors du dernier bureau exécutif. Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique français, souligne qu’il faut remédier à cette instabilité et renforcer la gouvernance de l’organisation, tout en fusionnant l’expérience de Paris 2024 avec l’expertise locale.
La semaine s’annonce décisive puisque la loi française sur l’organisation des Jeux doit être votée définitivement par l’Assemblée nationale et le Sénat. Val-d’Isère a approuvé dimanche son inscription dans le schéma préférentiel des sites avec une majorité large au conseil municipal. Grospiron tenait à cette inclusion de la station savoyarde, quitte à remettre en question l’implication initiale de Méribel dans les épreuves alpines.
Plusieurs questions demeurent en suspens concernant les infrastructures olympiques. Les Pays-Bas ont candidaté pour accueillir le patinage de vitesse au Thialf Oval de Heerenveen, en concurrence avec Turin. Le choix d’une station alpine pour les épreuves paralympiques entre Courchevel et d’autres sites reste également à déterminer. Ces décisions interviendraient progressivement jusqu’à juin.
Les sports additionnels compléteront progressivement le programme olympique. Grospiron envisage d’inclure des disciplines sans neige ni glace, comme le trail et le cyclo-cross, dans une vision préfigurant la montagne en 2050. Renaud Muselier exprime son optimisme malgré les obstacles, reconnaissant que le projet avance en crabe avec plusieurs pas de côté. Un dîner entre Grospiron et les membres français du CIO pourrait éclairer ces enjeux complexes.



