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Philippe Montanier prend la tête de l’AS Saint-Étienne avec pour maître-mots la rigueur, la discipline et l’humilité

Esteban Ortega

Philippe Montanier, nommé à la tête de l’AS Saint-Étienne en remplacement d’Eirik Horneland, a présenté sa vision lors de sa première conférence de presse au centre sportif Robert-Herbin. L’entraîneur de 61 ans a établi clairement son ambition : ramener les Verts en Ligue 1 avant la fin de la saison. Face aux dirigeants du club, il a affiché une détermination teintée de positivisme, refusant d’être intimidé par l’envergure de la tâche.

Montanier a expliqué son attirance pour le projet stéphanois en invoquant trois motivations majeures. D’abord, son attachement personnel au club depuis l’enfance, Saint-Étienne représentant bien plus qu’une simple équipe à ses yeux. Ensuite, il a souligné l’ambition et les moyens financiers du club. Enfin, il a reconnu le potentiel du groupe, bien que conscient que le talent seul ne suffit pas sans travail acharné. Il a rappelé sa formule : le talent représente 10 pour cent et la sueur 90 pour cent.

Concernant le contrat de six mois offert par Saint-Étienne, Montanier a adopté une attitude pragmatique. Il a affirmé qu’il travaillerait comme s’il devait rester dix ans, sans laisser l’incertitude contractuelle affecter son investissement. Son année d’option est directement liée à la montée en Ligue 1, objectif non négociable qu’il défend avec conviction. Cette approche stoïcienne lui permet de rester concentré sur les éléments qu’il peut contrôler.

Le nouvel entraîneur a mis l’accent sur trois valeurs fondamentales : rigueur, discipline et humilité. Il souhaite établir un cadre clair dès le départ, conscient que les joueurs apprécient la transparence et les principes établis rapidement. Sans détailler sa tactique précise, Montanier a évoqué la nécessité d’améliorer la solidité défensive tout en préservant le potentiel offensif de l’équipe, reconnaissant que Saint-Étienne n’a marqué qu’un but lors de ses quatre derniers matches.

Montanier a abordé son absence du terrain depuis deux ans et demi avec sérénité, expliquant qu’il ne recherchait pas la revanche. Ses dernières années à Toulouse, marquées par une montée en Ligue 1 et une victoire en Coupe de France, lui avaient déjà apporté satisfaction. La pause qu’il a prise, notamment pour accompagner sa mère, l’a laissé en débordement d’énergie, prêt à se jeter dans ce nouveau défi.

Sur la question des renforts en ce dernier jour du marché hivernal, Montanier a montré du réalisme. Il a reconnu que certaines arrivées spectaculaires seraient compliquées, mais a exprimé l’importance de renforcer l’effectif si possible. Il a délégué cette responsabilité à ses dirigeants avec humour, utilisant l’expression «passer la patate chaude» pour souligner que la décision leur appartenait.

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