L’ancien président de la FIFA Sepp Blatter se prononce en faveur d’un boycott de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis par les supporters

Sepp Blatter, ancien dirigeant de la FIFA, soutient lundi que les supporters devraient éviter les États-Unis pendant la Coupe du monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet. Il appuie les déclarations d’un avocat spécialisé dans la lutte anticorruption interrogé par un journal suisse sur cette question sensible.
Mark Pieth, juriste réputé en matière de corruption, critique les conditions internes aux États-Unis. Il estime que les abus des autorités migratoires et la marginalisation politique découragent les supporters. Ces préoccupations soulèvent des doutes légitimes concernant la sécurité et le bien-être des visiteurs internationaux sur le territoire américain.
Pieth formule un avertissement direct aux supporters potentiels. Il conseille aux fans de suivre l’événement à la télévision plutôt que de voyager. Il ajoute que les visiteurs risquent une expulsion immédiate s’ils ne se conforment pas strictement aux exigences des autorités, ce qui constitue une mise en garde sérieuse.
Blatter, qui dirigeait la fédération internationale jusqu’en 2015, nourrit des tensions fortes avec Gianni Infantino, son successeur actuel. L’ancien président a été acquitté définitivement en 2025 des accusations d’escroquerie. Ces démêlés judiciaires complexes colorent ses observations critiques envers la gestion contemporaine du football mondial.
Les tensions géopolitiques récentes intensifient les appels au boycott en Europe. Les menaces commerciales et les tensions diplomatiques alimentent les débats sur l’organisation du tournoi. Plusieurs voix européennes commencent à réclamer publiquement un boycott, voire une annulation complète de cet événement sportif majeur prévu en Amérique du Nord.



