Comment la FFF envisage de généraliser l’usage des caméras portatives chez les arbitres amateurs ?

La Fédération française de football teste actuellement un système de caméras portées par les arbitres amateurs dans 39 districts et 3 ligues pour combattre la violence sur les terrains. Cette initiative pourrait s’étendre à l’ensemble du territoire français dès la saison suivante si les résultats s’avèrent concluants.
Les premiers retours de cette expérience menée en Bretagne, en Corse, en Martinique et à La Réunion sont jugés positifs par la FFF. Philippe Diallo, président de la fédération, a rapporté une baisse de 0,4 % des incidents disciplinaires. Une évaluation complète sera réalisée en fin de saison pour déterminer si le dispositif mérite une généralisation à toute la France.
Ces caméras s’inscrivent dans une stratégie globale de prévention incluant plusieurs mesures complémentaires. Le système combine des interruptions temporaires de match où les joueurs regagnent leur surface de réparation, ainsi que l’utilisation du carton blanc signifiant l’exclusion temporaire pour incivilité. Ces outils travaillent ensemble pour réduire les tensions.
Le déploiement des caméras est décidé au niveau du district en fonction de critères spécifiques et contextuels. Les arbitres considèrent l’historique disciplinaire des clubs, les résultats des rencontres aller et les enjeux de la partie. Cette approche ciblée permet une utilisation stratégique du dispositif sur les matches à risques identifiés.
Les arbitres activent l’enregistrement de manière visible grâce à un harnais apparent et un voyant rouge lumineux. L’effet dissuasif s’avère remarquable : les joueurs informés de la présence de la caméra adoptent un comportement plus retenu et maîtrisé. Cette modification du comportement constitue précisément l’objectif recherché par la fédération avec ce système.



