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Tennis : Jannik Sinner explique comment il a dû simplement survivre lors de sa rencontre au troisième tour de l’Open d’Australie

Annabelle Chesnu

Jannik Sinner a triomphé d’Eliot Spizzirri au troisième tour de l’Open d’Australie malgré une chaleur extrêmement difficile à gérer. Le match s’est déroulé en trois heures quarante-cinq minutes avec un score de 4-6, 6-3, 6-4, 6-4. L’Italien a dû puiser dans ses ressources mentales et physiques pour surmonter des crampes apparues au troisième set.

Face aux conditions météorologiques adverses, Sinner a adopté une approche stratégique plutôt qu’instinctive. Au lieu de jouer coup après coup sans réfléchir, il a placé chaque balle en anticipant le retour suivant. Cette modification tactique a réduit ses déplacements, lui permettant de préserver son énergie. Le déploiement du toit pendant huit minutes a également fourni un répit bienvenu qui l’a aidé à se relâcher momentanément.

L’expérience acquise au fil du temps s’est avérée précieuse pour l’Italien. Il connaît davantage son corps et ses limites, ce qui lui a permis de gérer les situations difficiles de manière plus efficace. Contrairement à son abandon à Shanghai quelques mois auparavant, il a cette fois trouvé des solutions pour progresser dans le tournoi.

Pour préparer son corps aux températures extrêmes, Sinner s’entraîne régulièrement à Dubaï pendant la pré-saison. Cependant, il reconnaît que certains facteurs restent imprévisibles et incontrolables. Son manque de sommeil la nuit précédente a probablement contribué aux difficultés rencontrées. Malgré ses efforts de préparation, sa carnation pâle de roux peut constituer un obstacle supplémentaire dans ces conditions extrêmes.

Sinner estime avoir eu de la chance cette fois-ci, mais refuse de compter entièrement sur celle-ci. Un état d’esprit positif attire des résultats positifs, croit-il fermement. Il demeure conscient que chaque joueur possède ses propres défis à surmonter. Pendant l’interruption du toit, il s’est simplement étiré et allongé pour réduire sa température corporelle, sans possibilité de soins externes.

Sinner aborde les prochains matchs avec réalisme. En première semaine d’un Grand Chelem, l’objectif est simple : ne pas perdre le tournoi, simplement survivre. Il reconnaît que parfois, il doit se battre sans chercher à élever son niveau de jeu. S’il réussit à augmenter ses performances, tant mieux. Sinon, il aura quand même tout donné sur le court et pourra partir sans regrets.

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