Le président du Sao Paulo FC abandonne son poste face aux accusations de détournement de fonds

La démission de Julio Casares, septuagénaire à la tête du Sao Paulo FC, intervient avant un scrutin qui aurait formellement validé son éviction. Des accusations de détournement de fonds pesaient sur le président, qui a choisi d’anticiper cette destitution en annonçant son départ mercredi.
Par le biais d’une déclaration publiée sur Instagram, Casares a clairement précisé que sa démission ne constitue pas un aveu de culpabilité. Il invoque des motifs personnels : la nécessité de préserver son bien-être physique et de soustraire sa famille à des persécutions. Harry Massis, premier vice-président, assume provisoirement la présidence en attente de nouvelles élections.
Le Conseil délibératif de Sao Paulo avait déjà donné son feu vert au stade Morumbi lors d’un scrutin tenu récemment. Un vote massif de 188 voix pour contre 45 oppositions et 2 abstentions a approuvé sa destitution. Restait à obtenir l’assentiment de l’assemblée générale du club pour officialiser cette décision.
Les enquêtes policières se concentrent sur des sorties suspectes des caisses du club entre 2021 et 2025. Environ 11 millions de reais, soit près de 1,8 million d’euros selon les informations locales, font l’objet de cette investigation menée par le Secrétariat à la Sécurité publique de Sao Paulo.
Élu à la tête du club en 2020 et reconduit en 2023, Casares voyait son mandat prendre fin à la clôture de l’année. Son départ s’effectue alors que le Sao Paulo FC prépare son entrée en lice au Championnat brésilien face au tenant du titre Flamengo, prévu pour le 28 janvier.
Sous la direction technique de l’entraîneur argentin Hernan Crespo, le Sao Paulo FC a terminé huitième lors du dernier exercice et a mérité sa qualification pour la Copa Sudamericana, l’équivalent sud-américain de la Ligue Europa.



