Tennis

Tennis : Elsa Jacquemot abandonne face à Yulia Putintseva au deuxième tour de l’Open d’Australie

Romain Mazzotti

Elsa Jacquemot s’est effondrée mentalement dès le premier jeu de son deuxième tour à l’Open d’Australie. Face à Yulia Putintseva, la Lyonnaise classée 60e mondiale a perdu en seulement une heure (6-1, 6-2), incapable de gérer ses émotions et la frustration qui l’envahissait progressivement.

Jacquemot arrivait en confiance après une victoire impressionnante contre la 20e mondiale Marta Kostyuk au premier tour. Elle pensait posséder les armes tactiques nécessaires pour battre Putintseva, notamment parce que son coach Simon Blanc avait entraîné l’ancienne top 20 kazakhe pendant plusieurs années. Cette confiance initiale s’est rapidement transformée en débâcle.

Dès le premier jeu, perturbée par les amorties et les variations de jeu de Putintseva, Jacquemot a commencé à bouillir intérieurement. Elle accusait son entraîneur de ne pas lui donner les bonnes consignes tactiques. Ses critiques adressées au clan assis en tribune ont rapidement monté en intensité. Blanc, accompagné de la capitaine de l’équipe de France Alizé Cornet et de l’agent Arnaud Restifo, tentaient de la motiver, mais sans succès.

Après le double break de Putintseva pour mener 4-0, Jacquemot a déclaré avec colère que la tactique était pourrie. Au changement de côté à 5-0, Blanc a décidé de quitter les tribunes, excédé, pointant sa joueuse du doigt. L’agent Restifo a tenté un dernier appel à l’ordre: «reprends tes esprits et joue au tennis, bordel».

À 6-1, 5-1, pendant une pause technique, Jacquemot s’est confiée à son entourage avec une lucidité douloureuse. Elle reconnaissait être affectée psychologiquement et incapable de trouver du plaisir. Elle regrettait amèrement les schémas tactiques imposés qui l’avaient déstabilisée avant le début du match. Son impact mental était dévastateur et compromettait son jeu.

Cornet, experte en gestion émotionnelle, l’a encouragée à recommencer à zéro, promettant de discuter après la victoire. Mais le mal était irrémédiable. Putintseva a remporté le dernier jeu avec un coup droit gagnant, terminant le match sur un dernier coup qui illustrait la débâcle française. Jacquemot quittait Melbourne chargée de regrets profonds sur sa performance autodéstructrice.

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