L’enquête du ministère des Sports a innocenté David Courteix, ancien sélectionneur de l’équipe de France féminine de rugby à sept

Le syndicat Tech XV a annoncé lundi que David Courteix a été innocenté après une enquête menée par le ministère des Sports. Cette investigation faisait suite à un signalement déposé par une joueuse contre l’ancien sélectionneur de l’équipe de France féminine de rugby à 7.
Le signalement remonte à mars dernier. Une athlète a porté plainte auprès des ressources humaines de la Fédération française de rugby concernant les comportements, les méthodes d’entraînement et le langage de son ancien coach. Courteix avait dirigé l’équipe féminine pendant 14 années consécutives, un mandat qui s’est achevé aux Jeux olympiques de Paris 2024 avec une cinquième place décevante.
Les accusations portaient sur plusieurs points. On reprochait à Courteix du surentraînement excessif, la reprise anticipée d’athlètes après des blessures, et ses méthodes de management. L’ensemble de ces faits était qualifié comme une forme potentielle de harcèlement moral en milieu professionnel, selon le communiqué de Tech XV.
L’enquête gouvernementale s’est déroulée de manière approfondie. Tous les collaborateurs directs de Courteix durant ses 14 ans ont été interrogés : médecins de l’équipe, joueuses, membres du staff technique et dirigeants de la fédération. À l’issue de cette procédure exhaustive, aucune culpabilité n’a été établie contre lui concernant les faits dénoncés.
Courteix, ancien joueur de rugby au poste de troisième-ligne à Clermont, demeure employé par la fédération. À 53 ans, il occupe actuellement un poste d’entraîneur adjoint au sein du staff de l’équipe de France des moins de 20 ans, où il supervise la défense sous la direction du sélectionneur Cédric Laborde.


