Les ajustements tactiques que Xabi Alonso n’a pas pu transformer au Real Madrid malgré ses intentions initiales

Au Real Madrid, les attentes placées en Xabi Alonso se sont rapidement dissipées. Le nouvel entraîneur promettait une rupture tactique majeure avec l’approche flexible de Carlo Ancelotti, mais il a finalement dû composer avec les caractéristiques de ses meilleurs joueurs. Après huit mois, le club a décidé de se séparer de lui, confirmant l’échec du projet initial ambitieux.
Dès le début de la saison, notamment lors des premières journées de Liga, le système de jeu positionnel semblait bien établi. Les postes étaient clairement définis avec Vinicius à gauche, un ailier droit et Güler en soutien de Mbappé. Cette structure reflétait la vision tactique que l’entraîneur basque souhaitait implanter au sein du club merengue.
Cependant, cette organisation n’a pas résisté longtemps. Le retour à des habitudes anciennes s’est opéré progressivement lorsque Bellingham a été réintégré à l’équipe après sa blessure. Les quatre stars offensives, adorant converger vers l’axe depuis la gauche, ont peu à peu repris le contrôle tactique. Le jeu de position s’est dilué et l’équipe a oscillé entre succès et défaites humiliantes, notamment contre Manchester City et en finale de Supercoupe face à Barcelone.
En phase défensive, le Real a rapidement abandonné le pressing envisagé pour retrouver le 4-4-2 plat d’Ancelotti. Les statistiques de possession révélaient l’ampleur de la régression : quarante-six pour cent contre City et seulement vingt-neuf pour cent contre Barcelone. Le gardien Courtois se retrouvait régulièrement contraint de dégager directement, signe d’une incapacité persistante à construire le jeu depuis l’arrière.
Les absences répétées de défenseurs centraux et latéraux constituent des circonstances atténuantes sérieuses. Militao, Alexander-Arnold, Alaba, Mendy et d’autres ont manqué plusieurs semaines. Au milieu de terrain, l’équipe ressent l’absence de Kroos, retraité, et de Modric, parti. Le Real a gagné en puissance offensive mais perdu en maîtrise collective.
Alvaro Arbeloa prend les rênes du club face à un défi considérable. Réputé pour favoriser la méritocratie plutôt que les compromis avec les individualités, il doit restaurer une cohésion tactique. Le succès d’Arbeloa déterminera si les dirigeants sont responsables ou si d’autres changements structurels s’imposent au sein du projet madrilène.



