Yazeed Al-Rajhi parviendra-t-il à surmonter son accident et ses récents revers pour le Dakar 2026 ?

Lors d’une conférence de presse, Yazeed Al-Rajhi, vainqueur du Dakar l’année précédente, conseillait les jeunes pilotes de la compétition saoudienne. Avec dix-sept ans de carrière, il n’avait remporté l’épreuve qu’un an auparavant. Son message soulignait l’importance du travail et de la persévérance face aux ambitions sportives.
À quarante-quatre ans, ce pilote Toyota représente le premier Saoudien à remporter le Dakar depuis que le royaume organise la course. Issu d’une famille fortunée propriétaire d’un réseau bancaire et possédant lui-même une chaîne de restaurants, Al-Rajhi maintient un style de vie luxueux au bivouac avec son mobile home aménagé en marbre et tissus fins. Sa victoire lui a permis d’offrir dix exemplaires de son Hilux à ses supporters via les réseaux sociaux.
Trois mois après son sacre, Al-Rajhi a subi un grave accident lors d’un rallye-raid en Jordanie en compagnie de son copilote allemand Timo Gottschalk. Cette collision lui a causé deux fractures vertébrales et plusieurs jours d’hospitalisation. Son retour à la compétition en septembre au Portugal s’est avéré décevant, le classant à la quarante-sixième place générale.
Ses performances se sont détériorées au Maroc, où il a terminé cinquante-sixième. Le pilote semblait désengagé, n’allant pas jusqu’au bout de la dernière épreuve chronométrée. Jean-Marc Fortin, responsable de Toyota fournisseur de véhicules Overdrive, suggère que Al-Rajhi revient progressivement sans forcer son retour. Selon lui, le pilote suit sa propre méthode de préparation selon ses motivations.
Fortin demeure optimiste concernant la participation d’Al-Rajhi au Dakar prochain. Le stratège belge observe que la course ravive les instincts du champion. Il affirme que le pilote maîtrise le tracé et que sa victoire précédente ne l’a pas transformé. Les prochaines épreuves révéleront si cette période d’éclipse appartient au passé.



