Football

Jean-Pierre Rivère envisage de cumuler la politique et la présidence de l’OGC Nice dans ses fonctions futures

Rob Laurens

Jean-Pierre Rivère revient à la tête de l’OGC Nice tout en poursuivant son engagement politique auprès d’Éric Ciotti dans la course municipale niçoise. Cette double responsabilité soulève des questions légitimes sur la compatibilité entre diriger un club et occuper des fonctions politiques majeures dans une agglomération de 350 000 habitants.

Rivère a précisé que son mandat à la présidence du club serait temporaire, limité à la durée de la campagne électorale. Il quittera ses fonctions au printemps, une fois les élections municipales terminées en mars. Il justifie cette approche en affirmant que ses deux activités restent totalement distinctes et ne génèrent aucune incompatibilité.

Interrogé sur cette dualité, le président sortant a exprimé une certaine impatience face aux questions sur le sujet. Il a déclaré qu’une personne peut exercer deux activités complètement séparées sans problème. Rivère a également annoncé qu’il limiterait ses apparitions médiatiques pour éviter toute confusion, délégant la communication à Maurice Cohen.

L’adhésion de Rivère à la liste de Ciotti, soutenue par le Rassemblement National, a constitué un coup politique significatif dans une élection municipale compétitive. Face à Christian Estrosi, maire sortant du parti Horizons, cette alliance représente un enjeu majeur. Toutefois, dans une région où l’extrême droite obtient ses meilleurs résultats électoraux, ce rapprochement n’a pas nécessairement endommagé sa popularité personnelle.

Les supporters du club semblent peu préoccupés par cet aspect politique. Selon Patrice Alberganti, président de l’association des anciens joueurs, les fans considèrent Rivère d’abord comme un gestionnaire du club. Son retour à la tête de l’OGN, aux côtés de Cohen, incarne pour eux le renouvellement souhaité et la pérennité de l’identité du club et régionale.

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