Rugby

Rugby : Bernard Lemaître, le président de Toulon, conteste fermement la sanction imposée à Toulouse en la qualifiant de décision entachée de fausseté

Hamza Chouraqui

Bernard Lemaître, président du Stade Toulonnais, critique ouvertement la sanction disciplinaire infligée au Stade Toulousain. Il juge cette pénalité insuffisante en comparaison avec les précédents internationaux, notamment le cas des Saracens en Angleterre qui ont été relégués en deuxième division. Selon lui, tous les intervenants ne disent pas la vérité dans ce dossier.

Le dirigeant toulon considère que frapper durement le Stade Toulousain affaiblirait le rugby professionnel français et l’équipe nationale. Il estime que la sanction actuelle reste acceptable et que la majorité des clubs ont recours à des arrangements, même si ces pratiques diminuent progressivement. Il observe que les infractions liées au plafond salarial se multiplient annuellement.

Lemaître reproche au rugby français un cadre réglementaire trop rigide et mal adapté à l’évolution du sport professionnel moderne. Il reconnaît les qualités organisationnelles du Stade Toulousain tout en soulignant que son président a commis une erreur. Il affirme que beaucoup de clubs devraient renforcer leurs efforts de conformité.

Le président toulonnais se définit comme un libéral assumé. Il constate que le rugby professionnel français reste structuré selon les principes du rugby amateur de 1995, avec des règles contraignantes obsolètes. Il contraste cette approche avec les ligues nord-américaines où les milliardaires possèdent les franchises, mais où la qualité du jeu prévaut finalement.

Lemaître dénonce l’accumulation incessante de réglementations que personne ne peut assimiler. Cette bureaucratie croissante l’a poussé à démissionner du comité directeur de la Ligue en janvier 2024. Il juge cette situation contre-productive et absurde.

Selon lui, l’autorégulation encadrée demeure la solution viable. Pour fonctionner, les règles doivent obtenir l’adhésion générale des clubs. Faute de consensus, les dirigeants contournent les obligations par des stratagèmes variés : emplois dissimulés, transactions immobilières avantageuses. Lemaître conclut que le système français baigne dans la malhonnêteté.

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