La Coupe arabe représente-t-elle une menace réelle pour l’avenir de la CAN africaine ?
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La Coupe arabe représente-t-elle une menace réelle pour l’avenir de la CAN africaine ?

Aliou Sembène

Quatre vainqueurs de la Coupe d’Afrique 2019 défendront les couleurs de l’Algérie à la Coupe arabe de la FIFA, qui se déroule au Qatar du 1er au 18 décembre. Islam Slimani, Youcef Atal, Yacine Brahimi et Adam Ounas incarnent l’ambition des Fennecs. Le Maroc et la Tunisie ont également mobilisé des équipes compétitives pour cette compétition relancée en 2021. Cet événement permet aux meilleures nations du monde arabe de s’affronter quelques jours avant le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique.

Cette compétition mobilise deux continents et compte sept nations africaines en phase finale, portant le chiffre à onze avec les qualifications préliminaires. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie constituent les forces majeures du tournoi, aux côtés de l’Égypte. Des pays comme le Soudan, la Somalie et Djibouti voient aussi une occasion de participer à un événement de prestige. Bien que certaines stars majeures soient absentes, l’enjeu reste significatif en raison des ressources financières engagées.

Les incitations financières expliquent largement cette mobilisation croissante. Les dotations en prix ont été doublées, atteignant 31 millions d’euros. Le vainqueur remportera 7,15 millions d’euros, tandis que chaque participant reçoit 715 000 euros garantis. Cette somme augmente avec chaque avancée dans le tournoi. Pour comparaison, la Coupe d’Afrique offre 27,5 millions d’euros, dont 6 millions pour le champion. Ces ressources considérables attirent les fédérations, particulièrement celles d’Afrique de l’Est confrontées à des contraintes budgétaires.

Le Qatar capitalise sur son statut de puissance financière pour promouvoir cette compétition après l’organisation de la Coupe du monde 2022. Le label FIFA, accordé depuis 2021, a transformé la perception de ce tournoi. La fédération internationale s’en sert comme laboratoire d’innovations arbitrales et de formats novateurs. Les éditions futures jusqu’en 2033 ont déjà été confirmées au Qatar, consolidant ainsi l’avenir de cette compétition.

L’engouement populaire croît considérablement, avec plus d’un million de supporters attendus. En Algérie, des fan zones ont été aménagées pour accueillir les supporters. Les matchs, notamment entre nations africaines et asiatiques, ravissent les téléspectateurs et génèrent des débats passionnés. Les stades devraient afficher complet lors des grandes affiches, contrairement à la Coupe d’Afrique où les tribunes restent souvent moins remplies en dehors du pays hôte.

Cette périodicité quadriennale aligne la Coupe arabe sur le calendrier des grandes compétitions internationales. La CAN biennale demeure une source de tension avec les clubs européens. Le calendrier rapproché de cette édition, débutant le 21 décembre, a intensifié les revendications des clubs cherchant à conserver leurs joueurs plus longtemps. La CAF devra réfléchir à l’amélioration de sa compétition phare face à cette nouvelle concurrence bien dotée financièrement.

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