La victoire de Sylvain Cachard sur la SaintéLyon relevait davantage d'un exercice de survie que d'un triomphe sportif classique
Autres sports

La victoire de Sylvain Cachard sur la SaintéLyon relevait davantage d’un exercice de survie que d’un triomphe sportif classique

Romain Mazzotti

Sylvain Cachard ressent une profonde satisfaction après sa victoire à la SaintéLyon. En tant que compétiteur passionné, il valorise autant l’épanouissement personnel que les résultats. Remporter une épreuve lui procure une sérénité à l’entraînement et renforce sa confiance pour les défis futurs.

Après sa neuvième place aux Championnats du monde en septembre et sa victoire au Marathon des Causses en octobre, Cachard aborde cette première SaintéLyon dans une forme avant tout mentale. L’année s’était construite jusqu’aux Mondiaux, et il avait convenu avec son entraîneur de priorités claires. Le passage par le Festival des Templiers s’est révélé logique pour préparer les 80 kilomètres de novembre.

Sa stratégie reposait sur l’acquisition d’expérience sur cette distance exigeante. Jusqu’au kilomètre 34, il maintenait des repères personnels de vitesse et de puissance. À la fin, cela a davantage été de la survie, face à des soucis gastriques et des douleurs musculaires révélant son inexpérience relative sur ce format de course.

Cette SaintéLyon représentait bien plus qu’une simple épreuve : elle incarnait un mythe du trail. Cachard en avait fait sa priorité absolue, malgré les Mondiaux comme objectif initial. Cette victoire marque un tournant décisif, lui permettant de bien terminer sa saison et d’explorer le long format vers lequel il souhaite s’orienter.

Le coureur effectue un bilan positif de sa saison 2024. La deuxième partie s’avère particulièrement réussie, depuis les Championnats de France jusqu’à la SaintéLyon, avec un travail notable sur ses faiblesses. Le début de saison apporte également de bons résultats, bien que le printemps ait été moins brillant. Cette année diversifiée et équilibrée le satisfait pleinement.

Cachard envisage clairement d’évoluer vers des distances plus longues. Il vise la CCC de l’UTMB Mont-Blanc en 2028, reconnaissant cette épreuve comme la plus exigeante du format 100 kilomètres. L’année prochaine constituera une étape intermédiaire avec l’OCC de 57 kilomètres en tant qu’objectif majeur.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer