Les Bleues misent sur de jeunes talents face aux absences de leurs cadres les plus expérimentés
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Les Bleues misent sur de jeunes talents face aux absences de leurs cadres les plus expérimentés

Romain Mazzotti

L’équipe de France de handball féminin fait confiance à cinq nouvelles joueuses pour cette compétition mondiale. Nina Dury, Fatou Karamoko, Emma Jacques, Suzanne Wajoka et Marie-Hélène Sajka disputent chacune leur première épreuve majeure avec les Bleues. Le prochain adversaire, la Chine, ne devrait pas poser de problèmes particuliers aux Françaises.

La Chine occupe la 28e place mondiale et fait face à un véritable défi. Dirigée par Yerime Sylla, ancien entraîneur des sélections masculines belge et koweïtienne, cette équipe comprend des joueuses très jeunes. Le sélectionneur chinois reconnaît la supériorité de la France, affirmant que son véritable enjeu reste le match contre la Tunisie.

Après sa défaite contre la Pologne, la Chine jouera pour la troisième place le mardi suivant face à la Tunisie. Cette qualification déterminera son accès au tour principal. Le pays n’a plus atteint ce stade depuis 2009, disputé à domicile où il a terminé 12e. L’équipe souffre d’une grande inexpérience générale sur le plan international.

Nina Dury, capitaine des moins de vingt ans championne du monde en juin 2024, évolue à l’ailière gauche. À 21 ans, elle doit compenser l’absence d’expérience par ses performances. Formée par son père professeur d’athlétisme, elle possède un saut caractéristique rappelant une triple sauteuse. L’étudiante dijonnaise a déjà marqué 30 buts en neuf sélections.

Fatou Karamoko, 19 ans, représente la plus jeune recrue du groupe des Bleues. Présente suite à l’absence temporaire de Grace Zaadi, cette championne du monde des moins de vingt ans joue habituellement en défense à l’arrière gauche. Elle remplit désormais également des fonctions offensives à l’arrière droit, démontrant son adaptabilité tactique. Ses racines ivoiriennes et sa fratrie de dix enfants témoignent d’un parcours particulier.

Emma Jacques, fille de Mélinda Szabo, ancienne internationale hongroise puis française, bénéficie d’un héritage sportif important. À 24 ans, elle vit sa première compétition majeure après une blessure au genou gauche en 2022. Mesurant 1,90 mètre comme sa mère, elle occupe le poste d’arrière droit. Depuis l’été précédent, elle évolue en Hongrie à Esztergom pour augmenter son temps de jeu.

Marie-Hélène Sajka attend depuis longtemps sa chance au plus haut niveau. À 28 ans, elle vit enfin sa première compétition majeure avec les Bleues. Après une interruption de sept ans, elle a retrouvé la sélection en avril 2025. La joueuse de Nice, formée à Metz, bénéficie de l’absence en maternité de Laura Flippes, habituellement titulaire au poste d’arrière droit.

Suzanne Wajoka, 24 ans, incarne le succès éclatant des jeunes recrues avec dix réalisations d’affilée contre la Tunisie. Cette native de Nouméa, première Néo-Calédonienne à porter le maillot bleu, partage le poste d’ailière gauche avec Nina Dury. Son intégration se déroule sans heurt, favorisée par la présence de nombreuses joueuses du club de Metz dans l’effectif français.

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