Les Bleus arrivent en Finlande pour leur deuxième match de qualification à la Coupe du monde dans l'obscurité hivernale
Basket

Les Bleus arrivent en Finlande pour leur deuxième match de qualification à la Coupe du monde dans l’obscurité hivernale

Annabelle Chesnu

Après leur victoire contre la Belgique vendredi à Rouen (79-63), les Bleus ont établi leurs bases en Finlande pour poursuivre leur première fenêtre de qualification à la Coupe du monde 2027. Avec un groupe reconstruit, ils visent un exploit majeur face au quatrième du dernier Euro. L’équipe finlandaise, surnommée les « Susijengi », prépare une atmosphère hostile à Espoo. La nouvelle sensation finlandaise Miika Muurinen, dix-huit ans, incarne l’ambition locale.

L’analyste vidéo Maxime Chiron a immédiatement épluché la victoire contre la Belgique, triant chaque action par code couleur. Les images du succès hongrois contre la Finlande (89-82) ont également été examinées au microscope. Seuls Axel Bouteille et Andrew Albicy demeurent de la dernière visite des Bleus, il y a six ans et demi. Albicy achèvera sa carrière internationale lundi lors de sa centième dixième sélection.

Matthew Strazel, meneur de Monaco, a souligné l’atmosphère positive du groupe. « On a à cœur de remplir la mission en gagnant les deux matches », a-t-il déclaré. Les Bleus ont débuté leur semaine sans joueurs NBA ni d’Euroligue, à l’exception de Strazel et Bodian Massa d’Asvel. L’équipe bénéficie d’une pause bienvenue dans la saison de club, renforçant la cohésion collective.

Gérald Ayayi, international recruté pour cette fenêtre, a confirmé l’excellente ambiance interne. « On a de tout : des discrets et des gars qui s’expriment plus », a observé l’ailier-fort de retour après trois ans d’absence. Louis Labeyrie assure l’animation avec naturel. Une fan a collecté les autographes des quatorze joueurs avant le départ pour l’aéroport de Rouen, où un vol privé attendait la délégation.

À bord de l’appareil, les joueurs ont alternié séries d’entraînement, anime japonais et sommeil. À l’atterrissage, plusieurs Bleus se sont exclamés « Il fait déjà nuit ! » sous les coups de quinze heures locales. Les gants et bonnets ont rapidement quitté les sacs face au froid finlandais. Le premier entraînement s’est déroulé trois heures après l’atterrissage à Urhea Halli, le centre olympique ultramoderne en banlieue d’Helsinki.

Andrew Albicy conseille aux jeunes recrues de simplifier leur approche mentale face à l’enjeu. « Il faut partir sur des choses simples et on oubliera vite l’enjeu », a-t-il recommandé. Le duel demain soir à la Metro Arena, avec ses sept mille spectateurs, s’annonce volcanique. Les Bleus doivent décrisper les jeunes internationaux, à l’image de Gérald Ayayi, impressionné par le confort de la délégation française comparé à ses expériences en club.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer