Cyréna Samba-Mayela a décidé de repenser entièrement son approche après une année 2025 marquée par les blessures

Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique du 100 mètres haies à Paris, a connu une année 2025 éprouvante marquée par des blessures et un forfait aux Mondiaux de septembre. Présente aux Étoiles du sport à Tignes, elle a rassuré sur son état physique actuel. Sa blessure au mollet est désormais un lointain souvenir et elle se projette vers les Championnats d’Europe 2026 à Birmingham.
L’athlète française a choisi de rester en France pour solidifier son corps après ses épreuves. Lors de sa réadaptation à Clairefontaine, elle a bénéficié de l’expertise des professionnels accompagnant l’équipe de France de football. Elle n’éprouve plus aucune douleur et a repris l’entraînement normalement. Cette période française représente une étape cruciale avant son retour aux États-Unis.
Son établissement en France répond à un besoin profond de reconnecter avec ses racines. Bien qu’elle s’entraîne actuellement aux États-Unis pour des raisons de performance, son cœur reste en France. Elle souhaite concilier l’avantage compétitif du système américain avec les approches individualisées qu’elle chérissait en France. Cette année difficile l’a conduite à tout remettre en question et à chercher un équilibre meilleur.
Aux États-Unis, l’environnement d’entraînement fonctionne selon une logique de volume avec des groupes nombreux. Cette approche généraliste laisse moins de place à l’adaptation personnalisée que Samba-Mayela valorise. En France, elle retrouve cette finesse de travail et ce perfectionnisme qu’elle apprécie. Son projet consiste à stabiliser son physique en France puis de repartir compétitionner outre-Atlantique avec un corps préparé de manière optimale.
Elle a consulté Marie-José Pérec, qui a également quitté la France pour s’entraîner aux États-Unis. Pérec lui a expliqué en profondeur le mentalité nécessaire pour réussir un tel projet, notamment la disposition à sacrifier beaucoup pour atteindre ses objectifs. Ces échanges ont renforcé la détermination de Samba-Mayela avant les Jeux olympiques.
Son départ pour l’Amérique constitue un tournant majeur dans sa carrière. Elle a laissé derrière elle sa famille, ses amis et son pays natal pour une aventure solitaire et totalement engageante. Bien qu’elle prenne ses décisions, elle s’appuie sur un encadrement composé d’un manager, d’un agent et d’un coach. Ces proches lui offrent des perspectives externes et la préviennent des risques potentiels.
Être livrée à elle-même aux États-Unis lui permet de mieux se connaître et de cultiver son honnêteté personnelle. Elle évolue au sein d’un groupe d’athlètes hautement performantes, dont Gabby Thomas, championne olympique du 200 mètres. Cette émulation quotidienne l’oblige à repousser ses limites constamment et accélère sa progression.
Elle s’entraîne désormais sous la direction de Tonja Buford-Bailey, une entraîneuse femme. Cette collaboration apporte une dynamique maternelle et équilibrée à son accompagnement. Elle se sent mieux comprise émotionnellement tout en étant poussée vers l’excellence. Pour 2026, Samba-Mayela vise principalement les Championnats d’Europe, où elle devra défendre son titre continental.



