Thomas Cardin explique pourquoi la SaintéLyon exige de courir sans interruption pendant ses quatre-vingts kilomètres

Thomas Cardin domine la SaintéLyon depuis plusieurs années. Ce coureur français a remporté cette épreuve mythique de 80 kilomètres en 2021, 2023 et 2024. L’an dernier, il a terminé le parcours en 5h52, affichant une allure moyenne impressionnante de 4’21 au kilomètre. Champion d’Europe en 2024, il reste incontournable sur cette course qui se déroule de nuit entre Saint-Étienne et Lyon.
Durant une interview pour le podcast Ultra Run, Cardin souligne que cette diagonale est avant tout une course de vitesse. Il explique son attrait pour cette épreuve par la nature de l’effort qu’elle demande. Pour les athlètes confirmés, seul compte celui qui court le plus rapidement. Il n’existe aucun moment où il est envisageable de marcher. C’est une course qui exige de maintenir l’allure pendant 80 kilomètres.
Cardin affirme son amour pour la rapidité et la discipline qu’elle impose. Il considère la SaintéLyon comme une sorte de cross-country géant prolongé. Le parcours combine environ 35 à 40 pour cent de route avec des sentiers, des portions boueuses, et des conditions hivernales variables incluant neige et verglas. Malgré cette diversité de terrains, la course reste rapide.
Le champion insiste sur le fait qu’il ne faut absolument pas marcher sur cette épreuve. Courir constamment reste la qualité essentielle pour réussir sur la SaintéLyon. Cardin éprouve un véritable plaisir à maintenir une allure élevée et cette aptitude à la vitesse soutenue constitue son avantage principal. Son approche stratégique privilégie l’effort continu sans interruption.
Même actuellement en convalescence suite à une blessure, Cardin a confirmé sa participation à la Saintexpress, une version raccourcie de 45 kilomètres. Son engagement envers cette épreuve démontre sa passion pour cette course qu’il considère comme l’une des plus exigeantes du calendrier ultratrail français.



